Le Festival International de Monodrame de Carthage clôt sa 8ème édition dans une atmosphère de célébration théâtrale et de consécration artistique

Par Aysha Debbish

C'est dans une atmosphère empreinte d'émotion et de célébration artistique que s'est achevée, dimanche 3 mai 2026,

la huitième édition du Festival International de Monodrame de Carthage, organisée cette année sous le slogan évocateur « Printemps du monodrame dans la capitale » et dédiée à la mémoire du regretté artiste Fathi Haddaoui, figure emblématique du théâtre tunisien, dont l'héritage artistique n'en finit pas d'inspirer plusieurs générations de comédiens et de créateurs.

Pendant quatre jours, la capitale a vécu au rythme d'une effervescence artistique soutenue, grâce à une programmation dense et diversifiée ayant réuni des créations lieux de plusieurs pays arabes et d'ailleurs, dans une célébration du monodrame comme forme théâtrale singulière et profondément expressive.

Un palmarès saluant l'excellence artistique

La soirée de clôture a été ponctuée par la proclamation du palmarès officiel de cette huitième édition, qui a distingué plusieurs œuvres et performances ayant retenu l'attention du jury par leur qualité artistique et leur force d'interprétation.

Le Mono d'Or 2026 a été attribué au spectacle « Wahdi », qui a également reçu le Prix de la meilleure interprétation grâce à la prestation du comédien Osama Kachkar, ainsi que le Prix du meilleur texte remis à son auteur Walid Daghsni.

Le Mono d'Argent a été attribué à la pièce « Beya », tandis que le Mono de Bronze a été attribué au spectacle palestinien « Ala Al-Maabar ».

Hommage aux figures du quatrième art arabe

La cérémonie de clôture a également rendu hommage à plusieurs personnalités du monde théâtral arabe en reconnaissance de leurs parcours et de leurs contributions au rayonnement du quatrième art.

Ont été ainsi été honorés le metteur en scène égyptien Khaled Galal, le dramaturge saoudien Sami Al-Jomaan, l'artiste libyen Ramadan Al-Mazdawi, le dramaturge irakien Haider Manaather, ainsi que l'artiste tunisienne Rim Abroug.

Un jury composé de références du théâtre arabe

Le jury de cette édition réunissait des figures reconnues de la scène théâtrale arabe, sous la présidence du metteur en scène égyptien Khaled Galal, entouré de ses confrères l'artiste algérien Idriss Ben Haddad et la comédienne irakienne Najat Najm.

Une édition appréciée pour la richesse de sa programmation et la diversité de ses propositions artistiques

Dans une déclaration à l'issue du festival, son directeur, l'homme de théâtre Ikram Azzouz, s'est félicité du succès de cette édition, soulignant la richesse de la programmation et la diversité des propositions artistiques qui ont jalonné cet événement.

Il a notamment mis en avant les différentes composantes du festival, entre compétition officielle, Concours des critiques, Théâtre citoyen « El Mouwatana », représentations de monodrame jeune et spectacles de hakawati, qui ont apporté au festival une dimension populaire et immersive particulièrement appréciée du public.

Un souffle régional

Au gré d'une participation internationale croissante et d'un niveau artistique indéniablement de bon niveau, le Festival International de Monodrame de Carthage, à chaque édition réaffirme sa volonté de faire de Tunis la plateforme incontournable du théâtre mono dramatique dans le monde arabe, tout en consolidant la place de la Tunisie comme pôle majeur de création et de rayonnement du quatrième art dans la région.