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- By Festival de Carthage
Une soirée pur jus tunisienne qu’a vécu le public nombreux, samedi 12 août 2023 au Théâtre romain de Carthage. Une fusion entre musique traditionnelle proposée par « Rboukh » de Hatem Lajmi et modernité qu’on retrouve dans « Erkez HI Hop ». Deux spectacles complémentaires musicalement et visuellement suberbes en une seule soirée pour le plus grand bonheur des festivaliers.
La première partie a été consacrée au « Reboukh ». Plus d’une trentaine de musiciens, chanteurs et comédiens dont Jamel Madani, tous habillés en costume Dengree bleu, Zonnar (large foulard, mechmoum de jasmin fixé à l’oreille, ont enflammé les gradins avec des rythmes effrénés issus du patrimoine de la musique tunisienne notamment celle des Zeouis (Marabouth). Une musique
citadine qui incite à la danse voire à la transe.
« Reboukh » où l’art du mezzoued (cornemuse), instrument spécifique à ce genre de musique qui se situe entre le profane et le sacré. Très proche de « Nouba » et « Hadhra » de Fadhel Jaziri, le Reboukh s’inscrit dans ce même univers soufi. Des voix spécifiquement masculine ont assuré le spectacle : Outayl Maâouia, Hichem Ben Amor, Amir Bouz3iba, Mahmoud Habib, Hassen Kéfi et Nabil Ouerghi ont chanté tour à tour, durant 1h15 les 12 noubas : « Zad Ennebi » à l’entame puis « Manoubia », « Sidi Ali Ben Salem », « Sidi Mansour », « Sidi Abdelkader », « Sidi Ali Azziz », « Rais Labhar » et d’autres morceaux accueillis des you you et des ovations. Le public s’est amplement défoulé avec ses sonorités alliant tradition et modernité.
La deuxième partie de la soirée a été animé par « Erkez Hip Hop » qui a présenté des expressions musicales originales et toniques. Une sorte de fusion entre plusieurs genres musicaux affranchis. D’univers musicaux différents, les artistes de cette formation partage en commun l’esprit pop. Ils revisitent avec talent le mezzoued et le rap. Un bon mélange où toutes les frontières sont abolies pour un voyage musical sans fin.
« Erkez Hip Hop » est un projet porté par le collectif Debo cformé de jeunes rappeurs, ingénieurs du son, musiciens, photographes, graphistes qui œuvrent pour des projets à vocation culturelle, sociale et éducative par le biais de la musique. Une véritable dynamique caractérise ce projet qui se nourrit et évolue en fonction des apports d’artistes.
Vipa, Massi, Kais Kikli, Mehdi Chamam, Anis Mahwachi Tiga Blakna, Mohamed Ali Chebil sont accompagnés de musiciens qui jouent d’instruments à percussion : bendir et darbouka, mezoued et qanoun pour révéler des pistes originales de sonorités où se croisent plusieurs musique populaire à la fois orientale et occidentale. Entre musique populaire et musique urbaine se crée une autre voie entreprenante à laquelle semble adhérer le public jeune.
Vipa, Massi, Kais Kikli, Mehdi Chamam, Anis Mahwachi Tiga Blakna, Mohamed Ali Chebil sont accompagnés de musiciens qui jouent d’instruments à percussion : bendir et darbouka, mezoued et qanoun pour révéler des pistes originales de sonorités où se croisent plusieurs musique populaire à la fois orientale et occidentale. Entre musique populaire et musique urbaine se crée une autre voie entreprenante à laquelle semble adhérer le public jeune.
La surprise de la soirée est la présence de la jeune chanteuse Najet Ounis qui a interprété « Ya 3jbakchi » en compagnie de Massi et Mehdi Chamam. En solo, en duo ou en trio, les chanteurs ont offert au public un bouquet de leurs titres novateurs dont « Trouchika », « Houita », « Nafess », « Laâriba » qui a déchainé la foule. Cette dernière a apprécié cette fusion musicale innovante et originale de
cette formation qui a sans doute un bel avenir devant elle.
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- By Festival de Carthage
Une magnifique soirée à la hauteur des attentes d’un public rompu à la musique occidentale que celle proposée par le chanteur Rag’n Bone Man mardi 8 août au Théâtre romain de Carthage. La 57 ème session du festival international de Carthage a bien eu raison de miser sur ce soul man à la voix rauque et puissante qui découvre pour la première fois le public tunisien.
Rendu célèbre grâce à son tube « Human » qui a connu un succès planétaire, ce colosse britannique hyper tatouée et à la barbe foisonnante, de son vrai nom Rory Graham a adopté le pseudonyme de Rag’n Bone Man qui signifie ferrailleur et ce pour qualifier sa démarche musicale. Ancien aide-soignant, il s’est fait connaitre avec le collectif rap underground « Rum Committee » en tant que vocaliste.
Entouré de musiciens doués et de trois choristes femmes aux voix superbes, il a chanté 18 titres dont certains en exclusivité pour le public de Carthage. Des titres que ses fans connaissent par cœur : « Wolves », « Skin », « Perfume », « Anywhere Away from here », « Crossfire », « Changing of the Guard » et le fameux « Human » qui a enflammé les gradins.
L’artiste de 38 berges à la voix de baryton à la fois grave et sensuelle a conquis le public par certains de ses titres inédits extraits de son album à venir. Un public en délire surtout lorsqu’il a chanté « Human ». Un moment de grâce qui a rendu l’artiste heureux avant de s’éclipser dans les coulisses sous un tonnerre d’applaudissements et de cris. Puis, durant le rappel, il a interprété deux titres : « Hell Yeah et « Giant ».
Entre folk et rhythm and blues, Rag’n Bone Man a gratifié, durant 1h30, les nombreux spectateurs d’un show musicalement très rythmé et porteur de messages et de valeurs nobles comme l’amour, la paix, l’acception de l’autre…
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- By Cité de la Culture
Sous le patronage du Ministère des Affaires Culturelles, et dans le cadre du soutien à la solidarité par la culture et l’art, l’Etablissement National pour la Promotion des Festivals et des Manifestations Culturelles et Artistiques, en partenariat avec la 57ème édition du Festival International de Carthage, organise une soirée de solidarité animée par les vedettes de la chanson tunisienne Saber Rebaii, Latifa Arafawi, Mohamed Jebali, Ghazi Ayadi et Nawel Ghachem accompagnés par la Troupe Nationale de Musique dirigée par le Maestro Youssef Belhani et ce le Vendredi 18 Août 2023 à l’Amphitéâtre de Carthage.
Les revenus de ce spectacle seront alloués aux familles touchées par les incendies à Tabarka.
Nous comptons sur votre soutien.
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- By Festival de Carthage
C’est sous le signe de l’engagement que la chanteuse algérienne de renommée Souad Massi et le nouveau talent tunisien Nesrine Jabeur se sont partagé la scène du Théâtre romain de Carthage dimanche 6 août dans le cadre de la 5èème session du Festival International de Carthage en présence d’un public dont de nombreux algériens résidents en Tunisie.
Lire la suite : Souad Massi et Nesrine Jabeur à Carthage - Les voix de la liberté consacrées
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- By Presse Festival de Carthage
Sold out depuis le début du Festival. En effet, les tickets du show de la superstar libanaise Ragheb Alama ont été épuisés dès l’annonce de son spectacle. En véritable crooner, le chanteur libanais Ragheb Alama a su irradier la scène de Carthage dont il est un fidèle habitué dans la mesure où il se produit souvent, rien que l’an dernier. L’indémodable chanteur continue à être sollicité par le public tunisien qui encore une fois, lors de cette 57 ème édition du festival de Carthage lui a réservé, samedi 5 août, un accueil exceptionnel.
Le public, en grande majorité des femmes, a pris d’assaut très tôt dans l’après-midi les gradins et les chaises pour assister sans doute pour certains, une énième fois au show de cet artiste dont les prestations ont toujours été de grands succès.
Indémodable malgré la soixantaine passée, il garde encore une fraicheur et un charme inaltérable. Cette longévité est due à un entretien tant physique que moral et une bonne humeur intarissable.
Sans faire attendre un public heureux de ses retrouvailles avec lui, Ragheb Alama face à un théâtre archicomble des fans excités à bloc, a proposé, durant deux heures, un show brillantissime où le rythme et la joie d’une musique légère et dansante étaient au-rendez-vous. Grâce à son charisme, sa présence et son répertoire musical constitué de mélodies romantiques, l’artiste a conquis une fois encore un public des plus fidèles.
Son avatar et ses extraits de ses vidéoclips étaient diffusés tout au long de la soirée sur l’écran géant surplombant la scène. La superstar adulée a été accueilli comme il se doit avec des poussées de cris de joie et des applaudissements de spectateurs déjà conquis. Tout de noir vêtu, un large sourire qui ne le quittera pas tout au long de la soirée, il dévale les marches sous une pluie de confettis et après avoir entamé son premier titre « Ana Ismi Habibek » que le public reprenait avec lui, il s’est adressé à ses fans par ces mots : « Je vous aime. Vous m’avez manqué. Vous êtes merveilleux ». Dans les gradins, les torches des téléphones allumées contribuaient à la beauté du spectacle.
Après quelques titres de ses vieux tubes que le public apprécie encore, le crooner a interpellé une de ses fans Amina qui a subi une opération contre le cancer dont elle est rétablie et est venue assister au spectacle de son idole. Un grand moment d’émotion et de tendresse métamorphosé par les photographes.
Avec ce geste, Ragheb Alama a voulu montrer sa sollicitude et son attachement aux personnes vulnérables.
Au total 26 chansons ont émaillé la soirée. Le public connait par cœur les mélodies proposées sur les rythmes fous desquels il s’est défoulé en dansant et en chantant durant plus de deux heures. C’est cette proximité avec les fans qui donnent, sûrement, au chanteur des ailes et une nouvelle jeunesse. « Ana Ismi Habibek », « Ana koul ma ichtak iliha », « Nissit edinya », « Taâli », « Mafiya», « Ouli Aâmel ih habibi », « Rouh », « Ili Baâna » et. Etc. Ragheb Alama alterne entre anciennes et nouveaux refrains issues de son riche répertoire touchant de la sorte toutes les générations confondues.
En parfaite symbiose avec le public en délire, il a présenté son fils Khaled qui l’accompagne à tous ses concerts, le musicien et arrangeur tunisien Hamida Mhiri avec qui il collabore depuis de récentes années, se fait photographier avec des fillettes et a porté à mi-soirée une jebba et une chéchia tunisiennes pour montrer son attachement à la Tunisie et à son peuple.
Séducteur et attachant, Ragheb Alama, en digne représentant de la chanson romantique depuis les années 80, a su avec beaucoup de savoir-faire et de professionnalisme doser sa prestation en offrant à son public des moments de défoulement où le rythme était accéléré et d’autres plus calmes et plus doux.
Que dire encore de ce show abouti à 100% qui s’est terminé avec un point de presse où les journalistes ont afflué en nombre pour interroger la superstar sur le secret de sa longévité sur scène et les clés de réussite de sa longue carrière.
Disponible et toujours souriant, il a répondu à toutes les questions sans oublier de remercier le public tunisien qui lui donne encore force et courage pour continuer à monter sur scène.
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